Couvige Val d'Oisien.....

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Voici une petite présentation historique des couviges...

 

A l'époque des «couviges» et de la béate

A La Fayette il existe encore la maison de la béate. Jean Arsac donne une intéressante description de la fonction de cette dernière.

  

 

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La dentellière n'apprécie guère la solitude: elle préfère le travail en groupe, en couvige ou covegis (du latin:
cum vici­ nis = avec les voisines). Dès les premiers beaux jours, les dentellières se rassemblent au pied d'une montée de grange, dans une cour ensoleillée ou, si le soleil se fait trop ardent, sur la placette du village ombragée d'un tilleul.

Les fuseaux trottinent et les langues s'activent:

«Avec les mains la langue aussi travaille: on prie, on chante, on dit son petit mot sur l'œil du voisin dont on cherche la paille, et du pied gauche on berce le marmot ... »

Un pater, un ave, une dizaine de chapelet interrompent les commérages, mais non point l'entrechat des fuseaux.

Passé la Saint-Michel, le soleil est moins vif et la nuit tombe tôt: c'est le temps des veillées.
Elles se font en général dans l'
as­semblée du village, la maison de la béate.

L'
assemblée est une petite bâtisse édifiée sur le coudert, terrain communal au centre du village.

Construite avec la participation financière ou manuelle de tous, riches ou pauvres, elle est seulement com­ posée de deux pièces: une salle de réunion au rez-de-chaussée, une chambre avec foyer à l'étage. Elle se distingue extérieurement par le petit clocheton qui surmonte sa façade principale.

C'est là que s'assemblent, les soirs d'hiver, les dentellières, les enfants et les hommes du village autour de la béate.

La béate (
benedicta a Deo) est «la particularité la plus curieuse du Velay», selon le mot d'Ardouin-Dumazet.

Célibataire, mi-religieuse mi-laïque, elle participe à la vie du village en assistant les accouchées, gardant les enfants qu'elle initie à la prière, à la lecture, au calcul et à la dentelle, soignant les malades, intervenant pour le secours des indigents, assistant les mourants. De la naissance à la mort, elle est l'auxiliaire permanente des fa­ milles. Mais son rôle est aussi d'as­ sembler ces familles dans sa maison pour la prière.

Tout cela n'est plus du récent et devrait donc s'écrire au passé.

Il n'y a plus de béates en activité, les assemblées sont vides, les couviges ne réunissent plus les dentellières de plus en plus âgées et de plus en plus rares. Et, pendant les veillées d'hiver, les prières et les commérages ont fait place à la télévision.

(informations trouvées sur le blog des copines dentellières)

Évidemment, je vais y faire un saut (de puce)... Je devrai pouvoir y trouver aussi du matériel pour la broderie au crochet... affaire à suivre ! ! !


 

 

Commentaires

  • coucou Fanfan, je viens voir les photos de Jupiter, mais ne les vois point ... tu as dû avoir un imprévu ...je reviendrai !

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